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Souligner l'urgence de renforcer la résilience face à la chaleur urbaine à l'échelle mondiale

L'initiative mondiale « 50@50 » du PNUE aide les villes à prévenir et à limiter l'exposition aux vagues de chaleur extrême

parSierra Chapin-Keller

Chaleur Cartes Risque

La chaleur est l'un des risques climatiques les plus répandus et les plus omniprésents, les températures extrêmes ou élevées prolongées étant susceptibles d'affecter la quasi-totalité de la planète. De nombreux habitants des villes du monde entier ne sont pas préparés à faire face aux combinaisons dangereuses de chaleur et d'humidité; pourtant, il reste difficile de faire prendre conscience de la gravité des risques liés à la chaleur, tant actuels que futurs. 

Les projections climatiques sont souvent présentées sous forme de données techniques, ce qui rend difficile pour les décideurs et le grand public de comprendre ce qu’un avenir plus chaud pourrait réellement signifier pour les lieux qu’ils connaissent. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a lancé sa campagne mondiale « Beat the Heat 50@50 » afin de rendre les risques liés à la chaleur plus concrets, plus faciles à appréhender et plus compréhensibles. 

Plutôt que de se contenter d’informer la population que les températures augmentent, cette initiative visait à aider les villes à se représenter ce à quoi l’avenir pourrait ressembler, à cerner leurs vulnérabilités locales et à tirer les enseignements des stratégies d’adaptation efficaces déjà mises en œuvre à travers le monde. La campagne rassemble les villes afin de renforcer leur préparation face aux vagues de chaleur, de tester la résilience de leurs systèmes, de partager des exemples réussis d’adaptation au changement climatique et d’accélérer les actions visant à la fois à protéger les communautés et à réduire les gaz à effet de serre responsables du changement climatique.

L'équipe du PNUE a pris contact avec Probable Futures afin de collaborer à la mise en évidence de l'ampleur et de l'intensité de la hausse des températures dans les villes du monde entier, à l'aide de cartes numériques personnalisées des risques climatiques, dans le cadre de la page web interactive de cette campagne mondiale. 

Conception de cartes personnalisées des risques climatiques

L'équipe du PNUE et l'équipe Probable Futures » se sont penchées sur la question suivante : « Comment donner une dimension concrète à la chaleur ? » Le résultat est une expérience interactive qui associe des projections climatiques à des témoignages de villes qui s'adaptent déjà à la hausse des températures. 

En collaboration avec l'équipe du PNUE, l'équipe Probable Futures » a commencé à élaborer une carte mondiale des seuils de chaleur à 50 °C (122 °F), destinée à constituer la pièce maîtresse de cette campagne et à être diffusée à deux endroits : d'une part, en tant que nouvel élément descartes climatiques Probable Futures et, d'autre part, intégrée à la page web interactive « 50@50 ».

Carte des jours où la température a dépassé 50 °C (122 °F) sur la plateforme 50@50.

Les visiteurs peuvent zoomer sur les villes participantes, comme Lahore, au Pakistan, explorer les risques prévus et découvrir les principales stratégies d'adaptation — des toitures fraîches et des forêts urbaines aux systèmes d'alerte précoce et aux plans d'action contre la chaleur — qui contribuent déjà à protéger la population. Plutôt que de présenter les données climatiques de manière isolée, la plateforme fait le lien entre la science et l'expérience humaine en associant les projections climatiques à des exemples concrets.

Un article contextuel sur les conséquences de la canicule et des exemples d'adaptation au changement climatique à Lahore, au Pakistan, sur le site 50@50.

Au fur et à mesure que cette collaboration prenait de l'ampleur, un autre défi s'est présenté. La température à elle seule ne détermine pas le degré de dangerosité de la chaleur. Pour des millions de personnes, c'est la combinaison de la chaleur et de l'humidité qui représente la plus grande menace, car elle empêche le corps humain de se refroidir et augmente considérablement les risques pour la santé. 

Cette prise de conscience a conduit les équipes à étendre la plateforme, en y intégrant des cartes de température au bulbe humide ainsi que des explications visuelles montrant pourquoi l'humidité peut transformer des journées déjà chaudes en situations mettant la vie en danger.

Cette infographie montre comment les conditions d'humidité et de température peuvent se combiner pour créer des conditions physiologiques dangereuses pour l'humanite.

Transmettre un message fort

Cette collaboration a permis de transformer des projections techniques sur le climat en un outil de communication qui a trouvé un écho auprès des journalistes, des décideurs politiques et des responsables municipaux. La page web interactive « 50@50 » a attiré des milliers de lecteurs en quelques jours, et la presse ainsi que les journalistes du monde entier ont commencé à consulter le communiqué de presse de la Journée mondiale de l’environnement, le tableau Trello dédié au partage de la campagne et les ressources destinées aux réseaux sociaux, ainsi que les messages clés, la plateforme Media Valet offrant un accès facile aux ressources numériques liées aux vagues de chaleur, et une bande-annonce de présentation pour soutenir leur couverture médiatique.

Dans les deux semaines qui ont suivi son lancement, la campagne « 50@50 » a pris une ampleur mondiale, avec 151 articles publiés par plus de 100 médias dans 46 pays et en 20 langues.

Surtout, ce projet a mis en évidence une approche percutante pour communiquer sur les risques climatiques, qui allie la science à des récits, aidant ainsi les gens à comprendre non seulement les conséquences probables de l'avenir, mais aussi ce qu'il est encore possible de faire pour y faire face.

À la fin du mois de juin 2026, la plateforme interactive de la campagne avait attiré plus de 41 000 visiteurs uniques et enregistré plus de 91 000 pages vues, présentant ainsi au public du monde entier des exemples concrets de résilience face à la chaleur urbaine.

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